Revenons un peu sur les évènements des semaines passées...

Or donc, il y a deux mois et des poussières, je suis allée à Saint-Denis pour enregistrer Q. P. U. C. (ça fait presque romain, ce truc). J'y allais surtout pour voir si mon cerveau était encore capable de trouver rapidement la réponse aux questions d'un certain Ronan, dit Juju pour les intimes.

Ma première surprise a été de constater que le susnommé Juju était de fort bonne humeur, ce qui n'est pas toujours le cas... L'équipe sur place est extrêmement chaleureuse et fait tout pour mettre les candidats à l'aise.

La journée s'est déroulée sur un rythme effréné. La première émission, dont je ne faisais pas partie a commencé vers 9h du matin. J’ai eu le temps de me faire pomponner et de regarder l’enregistrement depuis le petit salon réservé aux candidats. Ce qui m’a beaucoup intéressée, c’est le fait qu’une des candidates revenait pour la 4e fois, et que si elle gagnait, je l’affronterais (ainsi que 2 autres candidats) pour sa 5e participation. Ce qui veut dire que si j’arrivais vivante à la dernière partie du jeu contre elle, j’étais sûre d’enregistrer une 2e émission. Et c’est ce qui s’est passé. Elle m’a battue (de justesse !) et j’ai donc participé à la séance suivante. À mon grand étonnement, j’ai gagné 3 fois. Au 5e enregistrement, j’ai chu… Pas physiquement cette fois, mais intellectuellement. Si je devais me chercher des excuses, je dirais que cette émission s’est achevée à 19h et que j’étais sur le pont depuis plus de 9 heures – avec une petite pause déjeuner tout de même, mais je n’ai même pas eu de déssert ! Il faut savoir que quand on gagne, il faut courir se changer après s’être épanché sur le ressenti de l’émission passée, se faire remaquiller, expliquer devant la caméra comment on se sent pour l’émission à suivre, poser avec Juju pour annoncer l’émission, et se faire accrocher et enlever le micro en fonction de chaque moment ! Arghl !!!

Je me plains, mais qu’est-ce que c’était chouette ! J’ai été encouragée par beaucoup de membres de l’équipe, par des candidats éliminés ou leur femme, j’ai rencontré des gens super sympas.

Chargée d’une valise contenant environ 20 kg de livres et de lots plus légers, j’ai été reconduite à l’hôtel par la candidate qui m’a battue lors de la dernière émission.

 Je dois quand même avouer une bêtise, car je ne pouvais pas ne pas me faire remarquer à un moment ou à un autre : en prenant mon virage pour entrer dans l’hôtel, j’ai oublié que je trainais une imposante valise, et j’ai arraché la baguette qui protégeait le bord de la porte vitrée coulissante de l’hôtel… Gant ar vezh !

 

Le retour a été un peu bizarre. J’avais l’impression d’avoir passé une journée sur une autre planète, j’ai dû trouver les horaires du train de retour pour remplacer celui que je n’avais pas pu prendre la veille, appeler un taxi et retourner chez moi après avoir dérangé Monchèrétendre pour qu’il vienne me chercher à la gare.

 

Ensuite, sous la torture, j’ai dû avouer à quelques-uns le résultat que j’avais obtenu. Pour d’autres, j’ai résisté vaillamment ! (bon, ils n’ont pas insisté beaucoup non plus !)

 

Arrive le moment de la diffusion. J’ai osé faire écrire à mes élèves sur leur agenda que le travail du soir consistait à regarder la télé. Honte sur moi ! Si l’inspecteur savait ça ! Ho, hé, hein, bon ! Les devoirs écrits sont interdits par la loi, pas la culture télévisuelle ! Et puis, à 10 jours des vacances, un peu de relâchement ne fait pas de mal !

Malgré ma défaite, j’ai été acclamé par la foule en délire de mes 26 élèves (moins celle qui n’a pas la télé). Ça fait tout drôle ! Et je ne vous raconte pas les jours suivants. De la folie ! Plus les collègues qui ont suivi – enfin, les sympas -, les autres élèves, les parents et familles d’élèves, le personnel de l’école… La dirlotte, elle, ne se sent plus de joie parce que le nom de SON école a été cité maintes fois, et par Juju en plus !

Il est normal que ma Môman à môâ me téléphone tous les jours pour se plaindre du danger auquel elle est confronté à cause du suspense, que la famille ; les voisins et les amis réagissent (de très agréable manière pour mon ego).

Il est plus surprenant qu’un concurrent fort sympathique de mon dernier passage en 2003 me recontacte sur Face de Bouc.

Mais ; là où c’est encore plus surprenant, c’est d’être reconnu au supermarché par d’autres clients ; d’être félicitée par une dame au volant de sa voiture alors que je traversais au passage piéton ; de recevoir une lettre venant de Mâcon, écrite vraisemblablement par un monsieur âgé et adressée à « Fromfrom, professeur des écoles, école biiiiiiiiiip ; Hzk » ; d’être la destinataire d’un coup de fil passé à l’école par une dame de 86 ans qui avait été à l’école de biiiiiiiiiip avant la guerre , d’un autre à la maison par les parents d’une instit. de l’école ; d’accueillir samedi une journaliste à la maison pour le journal local et demain un collègue du concurrent vocalement septentrional.

 

Je vous le dis : woaw ! je touche du doigt le vedettariat !!! et ça me botte parce que « Parlez-moi d’moi, y a qu’ça qui m’intéresse » !