10 mars 2009
Débat (si vous lisez jusqu'à la fin)
Depuis hier, je suis à nouveau en formation.
C'est la deuxième période de trois semaines qui nous est généreusement accordée.
A la fin des vacances, un vent de panique avait soufflé dans les rangs de mes petits camarades : nous devons rendre un "portfolio", recueil d'activités dont nous sommes fiers et qui doit prouver que nous maitrisons les Dix Commandements... euh... les Dix Compétences de tout bon professeur des écoles, à savoir (traduction en langage courant entre parenthèses) :
1) agir en fonctionnaire de l'Etat et de façon éthique et responsable (donc vénérer la République et ses symboles, éviter de frapper les élèves en les traitant de petits c...)
2) maîtriser la langue française pour enseigner et communiquer (pasque lé fôte de frenssaient sa fée mové zaiphais, même que "j'ai manger", on n'a pas le droit comme le croit une instit que j'ai remplacée, et que "il faut que je fais" ou "il faut que je vais" non plus comme le dit et l'écrit une autre collègue.)
3) maîtriser les disciplines et avoir une bonne culture générale (c'est à dire savoir combien font 2+2, et que les bandes qui servent à rapprocher les deux bords d'une plaie sont des "strips" (en anglais dans le texte) et pas des "Meryl Streep" comme énoncé par la même collègue qu'il faut qu'elle va plus tout raconter à la directrice non plus)
4) concevoir et mettre en oeuvre son enseignement (à savoir, perdre son temps dans la rédaction de multiples documents le soir et ne pas réussir à intéresser les élèves pendant la journée)
5) organiser le travail de la classe (ah bon ? les élèves n'ont pas le droit de faire ce qu'ils veulent quand ils veulent ?)
6) prendre en compte la diversité des élèves (on ne les met plus dans un moule et on ne découpe plus tout ce qui dépasse ?)
7) évaluer les élèves (toi, t'as une bonne tête, t'as 20)
8) maîtriser les TIC ( avoir des TIC, c'est pas pratique, surtout quand on a du chien !!! ah non ! ce sont les Technologies de l'Information et de la Communication. A ce sujet, à une collègue stagiaire à qui on demande de fournir un dossier sur l'utilisation de l'outil informatique à l'école et annonçant qu'il n'y a pas d'ordinateur dans son école, on a répondu que si elle avait un poste de radio-lecteur de CD dans lequel elle pourrait mettre un CD de temps en temps, on pourrait considérer qu'elle utilise les TIC...)
9) travailler en équipe et coopérer avec les parents et les partenaires de l'école (comment on fait quand on est entouré de gens tellement sympathiques qu'on a envie de leur filer des baffes, même si on est profondément pacifiste ?)
10) se former et innover (en 6 semaines pour tout ce qui précède !)
Nous devons donc fournir un dossier dont certains on cru comprendre qu'il faudrait rendre la totalité pour aujourd'hui, au lieu de la moitié comme expliqué au mois de novembre. Quelques échanges de mails paniqués s'en sont suivi, accompagnés de nuits assez blanches. Résultat : ni totalité ni moitié, nous n'avions rien à rendre aujourd'hui. La date limite de production est remise au 17 avril. Ahhhhhhhhhhhhhhhhh ! Ça fait du bien à entendre. D'autant plus que pendant les 3 semaines plus de 18 heures de cours ne seront pas assurés. En toute logique nous devrions en profiter pour travailler sur ledit portfolio.
Parmi les cours assurés, nous avons eu le droit cet après-midi à 3 heures sur la didactique de l'anglais au cycle 3 (plusieurs collègues ne parlent pas un mot d'anglais... mais auront quand même à l'enseigner puisqu'ils ont eu le concours... logique non ?). Ce cours est assuré par une prof franco-allemande, mariée à un Breton, et qui possède une maison à Cro*zon. Et puisque vous avez lu jusqu'à la fin, je vais vous soumettre la réflexion qu'elle m'a faite à deux reprises et qui, à mon sens, pourrait faire débat : le breton est une langue très facile à apprendre, beaucoup plus facile que l'anglais... What do you think about that ?
16 février 2009
Précisions
Comme l'explication de ma chute ne semble pas très claire pour tout le monde (suivez mon regard...), voici un chef-d'oeuvre d'illustration...
29 janvier 2009
Gadins
Alors, la première partie du travail est faite… Z’avez vu le talent de la pouëtesse ?
Passons donc aux choses sérieuses.
L’aventure qui m’est arrivée il ya 8 jours m’a fait repenser aux aventures du même genre que j’ai eu le plaisir de vivre depuis quelque temps.
Je vous annonce donc, si vous ne vous ne le saviez pas, que j’ai réalisé mon premier gadin de l’année, ce mercredi 21 janvier. Le record de l’année dernière n’est pas battu (1ère chute le 8 janvier).
Passés les moments douloureux, quand je regarde en arrière, je rigole un peu quand même…Parce que, finalement je suis vraiment la reine des chutes idiotes !
Parlons de la dernière en date : après 6 heures de réunion, je regagnais notre charmante maison pour y accueillir le toiturier (euh… j’ai toujours du mal à retrouver le mot couvreur…) qui devait inspecter notre toiture pour détecter la raison de la fuite que nous eûmes à subir l’an passé. Voulant montrer que je n’ai peur de rien, je grimpais à l’échelle, à la suite dudit toiturier. La nuit tombant vite en ces contrées, nous ne vîmes rien. Et, redescendant la première, je fis comme la nuit… Posant le pied, que j’ai marin, mais pas du tout échellien, ladite échelle s’échappa par les escaliers, et je me retrouva…vis, les mains accrochées au bout de rambarde qui surplombe la trappe du grenier et le reste du corps pendouillant lamentablement dans le vide intersidéral de plus de 2 mètres compris entre la trappe et l’étage d’en dessous. N’écoutant que son courage, le toiturier, resté dans le grenier, me saisit le bras gauche et à la force des siens me rapprocha le plus possible du sol. Désormais, en son honneur, je demande qu’on ne dise plus « fort des Halles » ou « fort comme un Turc », mais « fort comme un toiturier ». Résultat des courses (moi qui ne cours jamais !) : environ 75 cm2 de mon corps d’albâtre devenus bleu-noir, répartis entre le tibia gauche, le ventre côté droit, le bras droit, conséquences du contact plutôt brutal avec l’arête d’une trappe scélérate.
Pour rappel, la chute précédente datait d’un peu plus d’un mois et m’avais un peu dérangé les vertèbres.
Côté chutàfractures, les causes des 3 furent respectivement : un glissement du pied sur surface totalement plane alors que j’allais fermer une porte, un emmêlage de pieds dans les draps du lit avec réception sur le sol et un trébuchage sur un rail métallique avec réception sur le mur d’en face.
Sinon, pour ce qui est des chutàentorses, la première consista en un tour de cheville sur les dalles inégales d’un magnifique escalier en pierre du 18e siècle, en la bonne ville du Folgoët et en un autre sur le paillasson (moins glorieux, non ?) du bâtiment où j’eus le bonheur de passer de nombreuses heures avec 2 de mes lecteurs les plus assidus.
Pour finir, je ne vous raconterai pas les nombreux trébuchages sur les uniques pierres de chemins lisses, les chutes dues au choix malheureux des seules chaises cassées d’une salle en contenant plusieurs dizaines en bon état, les dévalements d’escalier sur les fesses…
Si je récapitule, pour obéir à mon adorable mari qui m’a encore fait jurer de ne plus tomber, je vais éviter : les escaliers (surtout du 18e siècle), les échelles, les chaises, les paillassons, les usines pleines de rails sur le sol, les draps (mais pas les lits ! ah ça, non !), les portes et les émotions fortes provoquées par des directrices délicates !!!
Ma vie va en être grandement améliorée !!!
Prélude
Tout d’abord, chers visiteurs
Vous ne comptez pas pour du beurre.
Loin de moi cette idée folle
Un jour d’inventer l’école
D’ignorer vos fariboles.
Il faut donc que je me fende
D’un post qui vous détende.
Car vos menaces font mouche…
Et que les mouches, c’est la nourriture préférée de mes zamies à môâ !
07 janvier 2009
C'est plus Noïel !
Je suis allée travailler lundi avec une boule au ventre. Chose bizarre, à chaque fois que je me trouvais à proximité du bureau de ma chère directrice, la porte en était fermée... C'est vraiment dommage, je n'ai pas pu la saluer...
Par contre, hier matin, elle a irruptionné dans le couloir où on se préparait pour aller faire du sport, pour me demander de passer au bureau quand j'aurais 5 minutes. Re-boule au ventre.
Je me suis quand même lancée pendant la récréation, et je me suis retrouvée devant une femme qui ne me regardait pas dans les yeux quand elle me parlait. Or, pour moi, ne pas regarder quelqu'un dans les yeux quand on s'adresse à lui est un signe d'impolitesse ou de mal-être. Après m'avoir demandé si j'avais bien reçu mon rapport d'inspection (qui soit dit entre nous était relativement moins catastrophique que je ne m'y attendais, vu les circonstances), elle m'a dit que j'étais la seule personne qu'elle n'avait pas vue le lundi, et que par conséquent, elle se demandait si je lui en voulais, et si je l'avais évitée sciemment. Et là... j'ai été de la plus hypocrite des espèces... Je vais vous mettre entre parenthèses ce que j'aurais voulu dire réellement, mais que je n'ai pas osé, heureusement ? malheureusement ?
Je lui ai énuméré le nombre de fois où je suis passée devant son bureau, et où j'avais trouvé porte close (ouf, je n'avais pas envie de te voir, et tu aurais au moins pu te déplacer toi-même pour saluer tout le monde).
Pour revenir sur les événements d'avant les vacances, elle m'a affirmé qu'une fois qu'elle avait dit les choses, elle tournait la page (mon aide-maternelle m'a raconté qu'elle l'a harcelée sur le même sujet pendant 6 mois l'année dernière, au point que l'aide-maternelle a entamé une procédure de plainte pour harcèlement, qu'elle n'a pas menée jusqu'au bout).
Si elle m’a dit tout ce qu’elle m’a dit, c’est pour me faire rebondir parce que je me « laissais aller » (en fait de rebondissement, ce que tu m’as dit m’a fait m’écraser, moralement et physiquement. J’ai cauchemardé quasiment toutes les nuits pendant les vacances, et l’école en était à chaque fois le sujet. Heureusement que j’ai vu des gens éminemment plus agréables que toi).
Elle m’a affirmé que la seule chose qu’elle voulait c’est que je réussisse cette année, qu’elle était passée par là, et que tout ça c’était pour mon bien (Ahhhhhhhhhhhhhhhhh, tu as aussi eu une directrice conne comme la lune ? Qu’elle t’a pourri l’existence et que ça t’a tellement plu que tu veux offrir la même chose aux autres ? Mais, si tu veux, il y a des gens qui aiment ça beaucoup plus que moi, des S-M qu’on les appelle, je crois).
En tout cas, elle était très contente que j’aie travaillé une autre instit. lundi midi (re-ahhhhhhhhhhhhh, je crois enfin savoir qui cafte sur ce que les uns et les autre font ou ne font pas…).
En tout cas, BONNE ANNEE MADAME LA DIRECTRICE !
Dernière chose, il y avait galette des rois hier à 18h. Elle a eu la fève, et nous nous sommes retrouvées à 4 à regretter qu’elle ne l’ait pas avalée de travers…
Je suis méchante, je vous dis !!!!!
06 décembre 2008
C'est Noïel !
Enfin... Presque !
D'abord, parce que depuis une semaine je ne fais qu'admirer mon cadeau, avec lequel je vais travailler encore mieux (si c'est possible...) (reparenthèses : le si c'est celui de l'hypothèse, pas celui de l'affirmation exclamative!!!) Avec lui je peux tout voir en panoramique...
En plus, aujourd'hui il a neigé sur la ville. Bon, c'était de la mousse sur une partie de la Grand-Place, mais quand même !
Et puis les illuminations de cette année ne sont pas mal du tout, surtout, et encore une fois, sur la Grand-Place.
Enfin, et vous le verrez vous-mêmes, ils ont même fait une enseigne spéciale...





25 novembre 2008
Lichouseries
Ce soir s’est achevée la première partie de la formation qui nous a généreusement été concédée à moi et 17 de mes semblables.
D’emblée, nous nous sommes bien entendus. Pour terminer sur une note positive, nous avons décidé de faire un repas pour lequel chacun devait apporter quelque chose.
Ma condition de Bretonne a été connue rapidement (on se demande comment, vu que je m’en cache bien… hihihi). C’est donc logiquement qu’il m’a été demandé d’apporter une spécialité de la région. (entre parenthèses, la contribution des nordistes a consisté en cake à la féta, en tarte au chèvre, en saucisson au chocolat… très couleur locale tout ça !!!)
J’ai donc décidé d’essayer de renouveler l’exploit de cet été : faire un kouign-amann. Enfin, plutôt deux, le deuxième servant au dessert couplal (j’allais pas écrire familial…).
Et comme je suis très douée (et très modeste), le résultat a été plus qu’honorable.
Je pense que la recette y est pour beaucoup, c’est pourquoi, dans ma grande bonté, je vous en transcris la recette (merci à belle-maman de l’avoir découpée dans un magazine !)
Kouign-amann de Douarnenez
Pour 6 personnes
170 g de farine type 55
3 g de sel
3 g de levure de boulanger
120 g d’eau froide
150 g de beurre demi-sel (de baratte)
110 g de sucre
quelques gouttes de vanille liquide ou en poudre
5 cl de lait
Confectionner une pâte à pain avec la farine, le sel, la levure et l’eau. Travaillez-la pendant 3 ou 4 min avant d la rouler en boule et de la laisser reposer 5 min.
Farinez le plan de travail. Etalez la pâte en rond et déposez grossièrement le beurre souple et malléable par-dessus. Saupoudrez ensuite de sucre et de vanille puis rabattez les bords de la pâte vers le centre de manière à reformer une boule.
Abaissez-la en un rectangle assez régulier. Ramenez un tiers de la pâte vers le centre, puis rabattez l’autre extrémité par-dessus. Laissez reposer 20 min à température ambiante. Faites pivoter le pâton d’un quart de tour, abaissez-le puis recommencez le pliage comme précédemment, suivi d’un nouveau temps de repos de 20 min. recommencer une dernière fois ces différentes opérations.
Préchauffez le four à 210° C (th. 7). Retournez la pâte et déposez-la dans un moule à manqué préalablement beurré. Dorez au lait et dessinez des losanges sur le dessus avec la lame d’un couteau.
Enfournez pour 25-30 min de cuisson à 210 °C. Saupoudrez de sucre à la sortie du four et dégustez tiède.
Si vous avez besoin d’un cours en direct, invitez-nous !
18 novembre 2008
Hasards du calendrier
Comme toute bonne ancienne enseignante de D*iwan, j'ai fait l'acquisition d'un calendrier 2008 édité par l'association. C'est l'occasion de voir notés les noms des saints bretons qu'il n'y a que nous qui les connaissons, et encore... Une des illustres exceptions à la règle se nomme Emilion, qui prouve à lui seul - et ça, mon adorable mari n'y peut rien - les relations vinicoles privilégiées entre Bretagne et Bordelais.
En parcourant la page du mois de novembre, il n'y a pas 5 minutes, j'ai constaté que ce bon saint sera fêté jeudi 20. Or, ma culture picratesque, initiée lorsque j'étais à la fac par des copains étudiants que je ne suivais pas dans leur beuveries, m'a rappelé que le Beaujolais nouveau se célèbre le 3e jeudi du mois de novembre...
Donc, cette année, la dégustation du beaujolpif, qui aura sans doute pour beaucoup le goût de banane, se fera sous les auspices (pas de Beaune !!!!!!!!!!!!!!! rectifiez vous-mêmes l'orthographe), du très chic saint !
En tout cas, avec ou sans, yec'hed mat deoc'h holl !
11 novembre 2008
Devoirs de vacances
Pendant les vacances – fort méritées – nous sommes allés visiter le château de Germolles. C’est un palais qui fut offert par Philippe le Hardi à Marguerite de Flandres, son épouse.
Elle en avait fait un palais campagnard, pour l’aménagement duquel elle avait fait appel aux meilleurs artistes de l’époque. Comme elle avait les pieds sur terre et qu’elle voulait avoir une certaine indépendance financière, elle avait fait planter une immense roseraie destinée à fournir des fleurs pour les parfums, et elle avait développé des techniques « modernes » pour l’élevage de brebis.
Depuis sa construction, les bâtiments ont subi de nombreuses transformations, mais les propriétaires actuels font d’énormes efforts pour retrouver le maximum d’éléments d’origine. Des fouilles sont organisées tous les ans. Elles ont permis de retrouver notamment des éléments de pavage de toute beauté.
La visite guidée qui nous a été proposée était vraiment exceptionnelle. Le guide, fils du propriétaire du château, connaît sur le bout des doigts tout ce qu’on peut savoir. C’est normal, me direz-vous… Mais ce qui est encore mieux, c’est que loin d’être pédant, il a su nous captiver et rendre la visite intéressante au point que durant une heure et demie, avec des passages sous la pluie, nous n’avons pas vu le temps passer. Malheureusement, nous n’avons pas pu photographier, et ça se comprend amplement, les peintures murales des chambres qui mélangent sur fond vert (la campagne) les monogrammes de Marguerite et de Philippe (nous sommes devenus très intimes !!!), hommage de la duchesse au duc, datant du XIVe siècle.
Les bâtiments qui entourent le château ne sont pas mal du tout.
Il y a eu un autre moment fort au cours de ces vacances. Mon cher Cornus a fêté son anniversaire. Cela se devait d’être célébré dignement. Le gros plan joyeux que vous avez pu voir ici illustre aussi cet événement. Pour l’occasion, votre servante (courbettes) avait concocté un petit dessert dont la recette est issue d’un livre qu’elle s’est offert (y a pas de raison que tous les cadeaux soient pour le même !) et dont toute les recettes comportent un élément qu’elle abhorre… (enlevez plutôt le h et remplacez le b…)
13 octobre 2008
Paradoxe et autres…
Comme indiqué dans un précédent commentaire, j’ai été « inspectée » vendredi 3 octobre. Quand je dis inspectée, ce n’est pas le terme que l’institution utilise. En fait il s’agissait d’une « visite » par un « animateur institutionnel ». Je sais, je sais, ça fait beaucoup de guillemets tout ça. Paradoxe, donc, car l’animatrice institutionnelle qui m’a visitée – et que j’avais vue l’année dernière alors que je n’étais que suppléante, et qu’elle n’était que responsable des suppléants, nous avons pris du galon ensemble ! – a commencé par me dire qu’elle ne venait pas m’inspecter, mais que, comme je le savais déjà, elle devait me donner une appréciation – à choisir entre « très insuffisant, « insuffisant », « juste suffisant », « satisfaisant » et « très satisfaisant » - qui aurait de l’importance pour ma titularisation. Faut savoir… La visite a consisté, comme toute inspection, en une période d’observation de ¾ heure suivie d’un entretien de 2 heures, dont 20 minutes en présence de la directrice.
J’ai reçu le rapport vendredi avec l’appréciation « juste suffisant »… A priori ce n’est pas ma personnalité et ma façon d’enseigner qui sont en cause, mais ces fichues jkhdielfhqmvnlkugfqliefjqmjvfkjbvqlkyfhuejùpvnjklbfemquifhri (et encore je suis polie !) fiches de préparations.
Enfin… Il paraît que le plus important, c’est de progresser et de montrer lors de la prochaine « vispection » du 9 décembre que j’ai tenu compte des remarques qui m’ont été faites.
Si je puis me permettre d’exabuser et de parler encore un peu boulot, je m’énerve en ce moment contre le laxisme et le manque de conscience professionnelle des éducateurs de la maison qui accueille M., mon élève perturbé.
Après un entretien avec sa « référente », j’avais eu confirmation de la très grande peur du gamin de se sentir abandonné. Je ne m’explique pas alors pourquoi c’est moi qui dois dire au personnel de ladite maison quand M. doit être à l’école, quand il est à l’hôpital de jour, parce qu’ils ont perdu son planning… Ce qui me vaut aussi régulièrement de voir débarquer une personne pour le chercher alors qu’il n’est pas là et qui me dit sur un ton hilare « qu’en passant par toutes les classes, il ne risque pas d’oublier un enfant »…, de récupérer à 12h30 cet enfant qu’on a littéralement débarqué en prévenant qu’on ne sait pas où le déposer et qu’il n’a pas mangé , voire de devoir appeler pour demander pourquoi on n’est pas venu le chercher alors qu’il est 16h45 (il semblerait que la énième personne qui devait venir le prendre connaissait son planning, mais ne savait pas que le gamin était redéposé à l’école pour une ½ heure plutôt que de rentrer à la « maison », et ce depuis le début de l’année). Allez, après ça, me parler de la nécessité de le rassurer.
Sinon, semaine du goût oblige, nous avons fait de la soupe de potiron en classe. Cela s’est soldé par environ 10 litres de soupe, appréciée par quasiment tous les enfants de la classe, par 5 doigts coupés… ceux de 5 enfants différents qui ont vu le couteau dont ils se servaient dévier légèrement de sa course… Quelqu’un peut-il me rappeler quel est le pourcentage de perte qu’on peut avoir ??? Au programme du reste de la semaine, visite chez les pompiers (quel rapport avec le goût me direz-vous ? Aucun ! On aurait dû choisir une visite chez les gendarmes : au moins on aurait vu des poulets). Jeudi ce sera retour à la normale avec une préparation de crumble aux pommes (ramassées dans le jardin de l’école), et vendredi, découverte des plantes aromatiques et de quelques épices.
Qui a dit qu’on s’amusait en maternelle ?
Tiens, au fait, je me rends compte à l’instant que la boustifaille a de l’importance dans la classe, parce que même pour faire du graphisme, j’utilise des spaghettis. On ne se refait pas, ma pôv’ dame !


















