TROIOU KAER FROMFROMGIRL

01 octobre 2011

Réponse à La Plume qui vole

(réponse à la note sur son blog)

Tu ne seras pas mal vue, en tout cas pas de moi ou des gens de qualité, mais je voudrais quand même entrer dans le débat en mettant par écrit les réflexions dont souvent mon Cornus est le seul à profiter ! Je suis d'accord avec toi sur le fait qu'on râle beaucoup sur les blogs en ce moment. Mais il me vient à l'idée que si on ne parlait que des choses positives qu'on fait avec les élèves, d'aucun pourrait nous taxer de vantardise... Je n'exagère pas, je crois. J'ai eu longtemps du mal à dire que je fais des choses bien. Une amie m'avait fait remarquer, alors que je parlais d'une de mes réussites, que j'avais besoin de reconnaissance. Sans doute... Je crois surtout que nous sommes dans une société où râler n'est pas mal vu, mais où parler de ses succès confine à de l'orgueil. Je suis très contente d'avoir lu la note de Calyste d'hier soir, où il fait part justement de son plaisir de se voir complimenter.

Sinon, dans le métier de prof, j'ai souvent l'impression que beaucoup pensent que si l'enfant réussit, c'est parce qu'il est intelligent, et s'il rate, c'est que le prof est nul. J'ai entendu cette phrase dite en rigolant, mais je  crois que beaucoup la pensent vraie.

Pour ce qui est des orthophonistes, il y en a évidemment de très bons, mais là aussi, on a tendance à ne parler que des mauvais. L'année dernière, j'ai eu affaire à trois d'entre eux (deux directement et un indirectement), que je ne qualifierais pas de compétents. Ce qui me gêne surtout, c'est le manque de communication entre enseignants et orthophonistes. J'ai plusieurs fois essayé d'entrer en contact avec ceux de certains élèves, mais je n'ai jamais réussi à les rencontrer (à chaque fois parce qu'ils avaient trop de travail...). Je trouve dommage de ne pas réussir à trouver le temps de se voir, alors qu’on travaille avec le même enfant, sans connaître ce que fait l’autre et ce que sont les attentes de l’un ou de l’autre.

 

J’aime énormément mon métier. Je me suis un peu battue pour pouvoir l’exercer de manière pérenne. J’ai été traitée d’idéaliste à la limite de la naïveté par un pion à la retraite (je suis désolée d’employer ce terme que je n’aime pas, mais c’est comme ça qu’il se qualifiait) quand je lui avais dit que je plaçais l’enfant au cœur des apprentissages. Je le pense vraiment, et je voudrais vraiment pouvoir le faire. Hélas, je trouve que par moment, le poids de l’administratif, de la sacro-sainte paperasse de préparation de cours indispensable pour prouver qu’on est un bon enseignant, l’agressivité de certains parents et les conditions de travail avec des collègues parfois chiants court-circuitent cette priorité. J’ai du mal à comprendre comment on peut enseigner sereinement quand on traîne des casseroles parce que :

- on s’est fait engueuler par des parents qui considèrent que vous les avez insulté parce que vous avez osé dire que leur fille ferait bien de se taire et de laisser les copains travailler en classe,

- on passe des heures et des heures à rédiger des conneries de « fiches de prép. » alors qu’on voudrait consacrer ce temps à la conception de matériel utile aux enfants, pour faire plaisir à l’inspecteur, qui de toute façon descendra votre travail dans 9 cas sur 10,

- on se sent visé par les réflexions désagréables d’une collègue qui râle contre celles qui veulent « imposer » des regroupements d’enfants du même niveau-classe à certains moments de la semaine, parce que ça dérange son emploi du temps, qu’elle ne veut pas confier l’enseignement de certaines disciplines à une autre enseignante (moi en l’occurrence, ce qui me fait penser qu’elle me juge incompétente), et que ça oblige une autre enseignante à travailler l’après-midi ( !) alors qu’elle a une classe très difficile le matin (moins d’élèves que dans les autres classes et seule à avoir de l’aide toute la journée)

- de toute façon, les enseignants ne savent pas faire leur boulot, puisqu’ils ne peuvent même pas s’occuper de classes de 35 enfants (c’est une chance d’après un inspecteur, surtout quand il y a plusieurs niveaux…) alors qu’il y a 60 ans les classes comptaient au minimum 50 élèves. On oublie souvent de préciser qu’à cette époque on ne demandait pas aux enseignants d’emmener 80% d’une classe d’âge au bac…

J’en ai donc marre de me retrouver dans de mauvaises conditions devant mes élèves ; parce que je suis parfois au bord des larmes (hyper-sensibilité quand tu nous tiens…) ou que je suis en colère, et que d’une façon ou d’une autre, ils en font un peu les frais.

Pourtant, je vais encore au travail avec plaisir. Ne serait-ce que parce qu’un enfant n’hésite pas à dire « t’es belle », qu’il ne cache pas son plaisir quand il réussit, qu’il peut passer des larmes au sourire, parce que j’ai tout de même l’impression d’être utile à quelque chose.

 

J’espère que je resterai longtemps avec cette envie de travailler avec des enfants. Malheureusement, autour de moi j’entends de plus en plus de collègues qui voudraient changer de métier. Une de mes amies, qui a d’abord été ma directrice, n’en peut plus, craque régulièrement. Je la considère comme une très bonne pédagogue. Mais je l’ai vue progressivement se durcir à cause d’enseignantes débiles qui lui en voulaient d’essayer de changer des situations sclérosées par ces mêmes enseignantes en poste dans la même école depuis plus de 25 ans. Trop gentille, elle a accepté des postes qui lui bouffent de l’énergie, et elle se rend compte qu’elle n’a aucune reconnaissance de la part de la hiérarchie…

 

J’ai un peu peur en voyant tout ça. Si j’en arrivais à la situation d’aller au boulot avec des pieds de plomb, je serais plus qu’embêtée ! Je ne conçois pas qu’on puisse enseigner à contrecœur, les enfants en pâtiraient. Cependant, que faire d’autre ?

Je suis sans doute très matérialiste, mais je me vois mal me retrouver dans une situation que j’ai vécue il y a quelques années, où j’ai mangé de la vache enragée. Me creuser la tête pour savoir comment faire pour payer les factures, le loyer, me demander ce que mes finances me permettraient de manger (une fois par jour), je ne veux plus. *

Je veux malgré tout rester optimiste ! J’aime mon métier. Et même si les adultes me mettent parfois des bâtons dans les roues, à quelque niveau que ce soit, les enfants continuent à m’apporter la dose de fraîcheur qui m’est nécessaire.

 

 

*(Merdouille ! j’ai oublié un instant, j’espère qu’il me pardonnera…, que j’ai enfin quelqu’un aux crochets duquel je peux vivre ! Youpi !!!)

 

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04 septembre 2011

Chose promise... par mon Céri d'amour

Mais non, ça me fait plaisir d'écrire un peu, j'avais les doigts rouillés... Hihihihi

Mon amour à môâ annonçait donc sur un blogami un scoop sur une découverte par moi faite hier dans l'après-midi. Voici donc la preuve que les saisons ne sont plus ce qu'elles étaient, ma pôv' dam !

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31 mai 2011

Ca va beaucoup mieux !

Je suis une fois de plus incorrigible.

Ca fait un bon bout de temps que j'aurais dû vous remercier de toute l'attention que vous m'avez témoignée et de toute l'amitié et l'amour que vous m'avez montrés.

On ne choisis pas sa famille, on choisit ses amis... phrase très souvent entendue mais ô combien vraie. En tout cas, les choix que j'ai faits ne se démentissent pas !!!

J'espère pouvoir d'ici assez peu me remuer le tronc et me botter les fesses pour écrire plus longuement (surtout sur une situation professionnelle dont je dois garder le secret et qui commence à être connue par énormément de gens, suivant le fait que comme c'est un secret, il n'est divulgué qu'à une seule personne à la fois...)

En attendant, pour vous donner une marque, s'il en était besoin, de l'amour de mon amour envers moi, voici la preuve qu'il dresse des limaces ou des escargots (je n'ai pas réussi à voir la bestiole) à manger ses salades en respectant les formes...

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12 avril 2011

...

Ca fait trois jours que je suis mal… très mal.

Dans ma tête n’arrête pas de tourner l’idée que je suis lâche. Lâche de ne pas pouvoir dire mon opinion à celui que j’appelais il y a encore peu mon "petit" frère. Lâche de ne pas pouvoir dire le mal qu’il fait. Lâche de ne jamais avoir dit à mon père, auquel ressemble si fort ce frère en caractère, ce que je pensais de lui.

Mais je ne fais que pleurer en me disant que je ne peux rien faire. Est-ce que je me trompe en pensant que si j’osais dire à mon frère ce que je pense de lui, ce ne soit ma mère qui en pâtisse ? Est-ce que je me trompe en imaginant les répliques cinglantes qu’il pourrait émettre ?

C’est dur de penser qu’une fois de plus, c’est à cause de moi que ma mère pourrait revivre une partie de ce qu’elle a vécu avec son mari.

Et surtout, pourquoi est-ce que je ne trouve pas le courage de mettre mon frère en face des réalités : comme mon père, il est en train de vouloir éloigner de ma mère tous ceux qui ne trouvent pas grâce à ses yeux. Ses nièces sont persona non grata sous prétexte qu’il déteste leur père, ma présence n’est pas désirée, et ça je ne sais pas pourquoi…

Qui pourra me dire un jour ce que je lui ai fait pour qu’il me traite ainsi…

Mais mes excuses me semblent tout aussi valables… comment argumenter quand la simple idée de faire mal me fait pleurer pendant des heures…

Je hais les conflits.

Je ne supporte pas les disputes. Elles me font mal.

Hypocrite ? Lâche ? Je le suis à coup sûr par le fait de ne pas savoir dire les choses en face.

Et pourrais-je me pardonner de décevoir celui que j’aime par mon attitude ?

Perdrais-je un jour cette saleté d’attitude qui me fait avoir envie de plaire à tout le monde ?

Désolée de ces mots décousus, ils sont écrits sous le coup de l’émotion.

 

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09 janvier 2011

A mon tour

Comme vous l'avez sûrement remarqué, si on pouvait m'attribuer un qualificatif à juste titre, ce serait celui de procrastinatrice de première catégorie ! Ca n'empêche, c'est du plus profond du coeur que je vous souhaite une très bonne année.

L'intérêt de toujours remettre au lendemain ce qu'on pourrait faire le jour même, dans le cas présent, c'est que je ne me sens pas noyée au milieu de la profusion des voeux du 1er ! Non pas que je reproche aux autres de le faire - bien au contraire, je suis toujours touchée d'en recevoir - mais ça me permet une fois de plus de me distinguer. Et ça, j'aime aussi !!!

Sérieusement, je sais que certains d'entre vous n'aiment pas les voeux convenus, à date fixe, mais pour ma part, je ne déteste pas l'idée qu'on prenne le temps au moins une fois l'an d'espérer que ceux qui nous sont chers voient leurs souhaits se réaliser. Ca n'empêche pas d'y penser tout au long de l'année, mais le dire à voix haute ou l'écrire clairement n'est pas pour me déplaire.

Toujours est-il qu'on n'ose pas souvent souhaiter les choses les plus folles, les plus irréalistes, mais en tout cas, je vous souhaite à tous des bonheurs à la hauteur de l'amour ou de l'amitié que je vous porte...

Petit souhait spécial pour ma môman à môâ qui va encore être opérée ce mois-ci, mais de la main cette fois... Je t'aime, maman.

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12 décembre 2010

Sacrifices (que ne faut-il pas faire...)

Naguère, mon mari adoré est allé dans des contrées lointaines pour rencontrer des gens éminemment sympathiques qui se sont pliés en quatre pour l’accueillir dans un lieu par eux choisis après moult péripéties. Seulement, d’après ce que j’ai pu savoir, le dessert n’a pas été à la hauteur des attentes des hôtes.

C’est pourquoi, par esprit d’abnégation, je n’ai pas hésité à expérimenter une recette dont j’espère qu’elle saura leur profiter…oles. Quoi que j’aie pu en penser avant, ce n’est pas dur du tout à faire.

Résultat en image :

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Et tant qu’à faire, voici la recette :

Pour environ 16 choux (assez gros)

Pâte :

- 100 g de farine

- 100 g de beurre

-3 œufs

- 10 cl de lait

- 10cl d’eau

- 1 pincée de sel

Glace à la vanille

- glace à la vanille

Nappage au chocolat

- 150 g de chocolat pâtissier à 70% de cacao

- 20 cl de crème liquide

Préchauffer le four à 180°C (th. 6). Faire fondre le beurre dans une casserole. Ajouter l’eau, le lait et le sel, puis porter à ébullition. Hors du feu, incorporer la farine et mélanger énergiquement avec une cuillère en bois.

Remettre la casserole sur feu doux et remuer, toujours énergiquement jusqu’à ce que la pâte soit complètement lisse, forme une boule et n’adhère plus ni à la cuillère, ni à la casserole.

Transvaser cette pâte dans un saladier puis ajouter les œufs un à un tout en continuant à mélanger vivement.

A l’aide d’une poche à douille (ou d’une cuillère à soupe, déposer des tas de pâte sur une plaque de four recouverte de papier sulfurisé. Enfourner pour 25 min.

Laisser refroidir les choux, découper un chapeau et garnir d’une boule de glace.

Mettre le tout congélateur jusqu’au moment du nappage.

Porter la crème à ébullition, lorsqu’elle est ébullitée, y mettre le chocolat coupé en petits morceaux et mélanger pour obtenir un nappage lisse.

Verser sur les profiteroles sorties du congélateur (si vous les y laissez, ça risque d’être plus difficile !).

Manger !!! (la dose normale est de 3, mais libre à vous d’abuser, il n’y a pas de sucre parmi les ingrédients…)

Et puis, tant que j’y suis, et dans ma grande générosité, je m’en va aussi vous donner la recette du roulé au chocolat que j’avais fait pour le …tième anniversaire de mon chéri à môâ (photo ici ). En fait, c’est une bûche, mais on n’est pas obligé de le dire. Ca s’appelle quand même « Bûche chocolatée croustillante ». Il ne faut qu’un tout petit peu de chocolat, si, si !

Biscuit :

- 6 œufs

- 100 g de sucre

- 30 g de poudre de cacao amer

- 60 g de farine

- 60 g de maïzena

- 50 g de sucre en poudre (si, si ! encore. Ne vous plaignez pas, il n’y en a pas dans les profiteroles…)

- 8 cl d’eau

- beurre

Mousse :

- 100 g de pralinoise

- 100 g de cacao à 70 %de cacao

- 50 g de beurre

- 4 œufs

Croustillant :

- 15 crêpes dentelle (des bonnes, des bretonnes)

- 70 g de pralinoise

- 50 g de chocolat noir à 70% de cacao

- 15 cl de crème liquide à 30%

Préparer le croustillant : faire fondre 70 g de pralinoise et 50 g de chocolat noir au bain-marie. Emietter les crêpes dentelle dessus et mélanger. Sur une feuille de papier sulfurisé, étaler le mélange en plaque de 3 mm d’épaisseur (et de la longueur du futur gâteau) puis réserver au réfrigérateur (ça peut se faire la veille).

Préchauffer le four à 210°C (th. 7). Séparer les jaunes des blancs de 5 œufs, en mettant de côté 1 des blancs. Fouetter 1 œuf entier, 5 jaunes et le sucre pendant 3 minutes, incorporer la farine, la maïzena et le cacao tamisés. Monter les 4 blancs en neige et les incorporer délicatement.

Tapisser la plaque du four (ou un moule spécial gâteau roulés, autrement appelé plaque à pâtisserie) de papier sulfurisé, le beurrer puis étaler la pâte et enfourner 8 à 10 min. renverser le biscuit sur un torchon propre (vaut mieux !) et humide, retirer le papier sulfurisé et rouler. Faire refroidir sur une grille.

Préparer la mousse : faire fondre 100 g de chocolat au bain-marie, ajouter 100 g de pralinoise et 50 g de beurre, lisser. Hors du feu, incorporer 2 jaunes et 4 blancs montés en neige avec une pincée de sel. Réserver au frais 15 min.

Faire bouillir l’eau et 50 g de sucre. Dérouler le biscuit, l’imbiber du sirop. Le recouvrir de crème pralinoise, le rouler (si ça déborde de tous les bords, c’est pas grave, il suffit de récupérer le surplus et de le manger) et l’emballer ans un film alimentaire. Réserver au frais pendant 2 heures.

Montage : sortir la bûche du réfrigérateur, retirer le film alimentaire (ne pas le faire doit donner une texture particulière) puis le poser sur une grille. Porter la crème à ébullition, la verser en 3 fois sur le chocolat pour lisser. Etaler le glaçage sur la bûche et laisser durcir. Couper les extrémités.

Sortir la plaque de croustillant du réfrigérateur. La poser sur le plat de service, glisser la bûche dessus et décorer avec ce que vous voulez (à l’exception cependant des restes de potée auvergnate – plat du jour pas mauvais – de saucisses de Strasbourg et autres produits carnés).

Manger !!!!! (s’il vous reste de la place après avoir dégusté le surplus de mousse et consciencieusement léché tous les plats, parce qu’il faut pas gâcher !)

Et si par bonheur, il vous dit de faire du kouign-amann, je vous redonne le lien ici 

Posté par fromfromgirl à 21:34 - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
04 septembre 2010

Rentrer, c’est sortir un peu…

Ben, vous voyez l’effet que ça me fait ?

Alors, revenons un peu en arrière. A peine rentrés de nos pérégrinations burgondo-arverno-armoricaines (qu’est-ce que c’était bien d’ailleurs !), je me suis précipitée lentement à l’école pour tenter de récupérer des clefs afin de préparer ma classe. Manque de chance, j’ai été obligée de passer une autre journée de plus de vacances complète (c’est-à-dire glandouille totale et parfaite) parce que l’école était encore close (heureusement que ce n’est pas une maison).

J’ai donc fait comme l’empereur, sa femme et le p’tit prince, je suis revenue le lendemain. Et là, il y avait du monde.

La première info que j’ai eue, c’est le rectificatif de la liste de mes élèves qui passaient de 20 à 19. Tiens autant continuer dans le sujet, ce qui fait, veuillez m’en excuser chers lecteurs, que le récit de cette note ne sera pas chronologique. Donc, le mardi 24 août j’avais 19 élèves, le mercredi, 20 (une maman ayant fait part à la directrice de son désir de ne pas voir son fils deux ans avec la même enseignante), le mercredi 1er septembre, 19 (des parents ont décidé l’après-midi précédant la rentrée de changer d’école à leurs enfants), le vendredi 3, 20 (l’élève devant fréquenter une autre école et dont le changement avait été déclaré le 24, et qui a finalement été réinscrit le lendemain de la rentrée). C’EST CLAIR, NON ?

Du coup, vu les fluctuations des chiffres, j’ai eu le joie de me sentir dans la peau d’un déménageur, tant j’ai transporté de tables : celles que la collègue qui occupait la classe l’année dernière et qui ne convenaient pas à tous mes élèves, celles ajoutées et enlevées au gré de l’augmentation ou de la diminution du nombre des élèves de chaque section. Ah oui, s’y sont ajoutées les tables que les parents avaient gentiment entreposées dans la classe après les festivités de la fin d’année et qu’ils n’avaient pas du tout pensé à remettre à leur place initiale. Et, une fois tout installé, il a à nouveau fallu changer 6 tables que je n’ai jamais pu régler à la hauteur voulue…

Rayon déménageur, j’ai aussi transbahuté un certain nombre de colis de fournitures, dont un en particulier qui m’a semblé peser autant qu’un cheval mort. En fait, il contenait 20 litres de colle (auxquels se sont ajoutés 3 autres litres découverts dans un autre carton). Avec tout ça, je vais pouvoir me croire au collège puisque j’ai de quoi « coller » mes élèves (arf !). Par contre, je n’ai pas les cahiers dans lesquels je pourrais faire usage de la colle susnommée. Vivent les commandes faites par quelqu’un d’autre !

J’ai tant bien que mal réussi à aménager la classe, à mettre en place quelques affichages avant la rentrée.

Sinon, contrairement à certains blogueurs qui me font l’honneur de visiter mon blog, j’aime beaucoup la journée de pré-rentrée. C’est vrai qu’il semblerait que les professeurs dits « des écoles » sont moins adeptes des discours de début d’année que les professeurs « du secondaire » (et pan !). De même que ne se posent pas à eux des pseudos ennuis d’emploi du temps puisqu’ils bossent toute la journée, eux (et re-pan !). Le seul souci de cette pré-rentrée c’est de caser toutes les réunions prévues par le gentil ministère du fait de la suppression des samedi matin (108 heures auxquelles ont enlève 60 heures d’aide personnalisée), 6 heures de pré-rentrée qui s’effectuent APRES la rentrée, 6 heures de récupération du lundi de Pentecôte, et pour simplifier le tout, 12 heures dues au remplacement des jours pris pour faire les ponts du 11 novembre et de l’Ascension (mais là, tout est de notre faute !) Ce qui conduit à faire de la réunionite plus d’un mercredi sur deux. (pour Lancelot : tu bosses le mercredi, toi ? auquel cas, je m’aplatis et je me confonds en excuses pour le pan un peu plus haut…).

Pré-rentrée signifie aussi rencontre avec les nouveaux collègues (tous nouveaux à chaque fois parce que depuis que j’enseigne, je n’ai pas passé deux années consécutives dans la même école), occasion de faire connaître sa bretonnitude, de planifier les réunions qui coïncideront avec la galette des rois, la Chandeleur ou des anniversaires et qui seront donc l’occasion de s’en mettre plein la panse. A ce propos au cours de la réunion de mercredi, nous avons dégusté des pralines d’une célèbre marque belge qui n’ont rien à voir avec celles évoquées chez Madame K.

Enfin, c’est la rentrée…

Occasion de mettre un visage sur les noms écrits à moult reprises sur des étiquettes (maternelle oblige) et de vérifier qu’on n’a pas fait de faute en écrivant Sa*sha ou So*fie, de se demander comment on va bien pouvoir faire pour différencier les vraies jumelles (en fait, c’est très simple, il faut leur demander de se mettre côte à côte, sans bouger, afin de regarder leurs yeux, ceux d’une des deux étant très légèrement plus ronds et plus sombres… Pratique pendant la récré !)

Les premiers jours, c’est aussi le plaisir d’essayer de cerner les personnalités. Et pour le coup, j’ai été gâtée ! J’ai eu le droit a un garçon qui a essayé de se la jouer cool « ben quoi ? », « mais ouais »…, à une fille qui n’arrête pas de dire « ben, non, je sais pas faire », à un autre garçon qui a piqué une colère stridente et baveuse à cause de sa boîte à goûters, et surtout à un troisième (4 ans) qui a trouvé la première journée « harassante » et qui, selon ses dires, serait un nouvel Einstein ! Ça promet !!!

Quoi dire d’autre à part que pour l’instant, c’est que du bonheur !

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02 septembre 2010

C'est la rentrée !

Ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis ! C'est la rentrée ! Et je suis même contente !

Il faut dire qu'être au boulot après cinq minutes de route, ça va me changer de l'année dernière. Je vais à l'école presque tous les jours depuis plus d'une semaine pour essayer d'aménager la classe, et ça m'étonne toujours d'être dans ma ville quand je sors !

Bon, je vous en raconterai peut-être plus après avoir rencontré mes 19 monstres élèves.

Bonne journée !

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14 août 2010

A bientôt !

On va là-bas pour les voir et on revient après !

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02 août 2010

Fin d'année

Ah bon ? Elle est finie depuis un mois jour pour jour ? Pfiouuuuuuu, qu'est-ce ça passe !

Ai-je le droit de dire pour ma défense que Môman est arrivée le dimanche tout de suite avec Troisième Nièce (j'aime beaucoup cette façon chinoise d'appeler les gens, ça évite de retenir tous les prénoms...;)), que le lendemain de son départ, nous partions nous-mêmes, Premier Mari et môâ (y en a qu'un ???), et que depuis que nous sommes rentrés, je glandouille en pestant sur ceusses qui sont partis en vacances et qui ne font plus de notes (bon, la j'exabuse sûrement un tout petit peu...) ?

C'est vrai que les autres années, je faisais une tite note sur le dernier jour d'école, mais là, j'ai pâs fait. C'est bizarre, c'est la première année que je sais avant de partir où je serai en septembre, que j'ai pu rencontrer mes nouveaux collègues avant la pré-rentrée, mais ça ne m'a pas empêchée d'avoir un sacré serrement de cœur en quittant mes élèves et certains collègues. Côté élèves, j'avais été gâtée. Toute petite classe, mais combien d'enfants super attachants. Et la satisfaction (sentiment très gratifiant) d'avoir été pour quelque chose dans l'épanouissement d'un élève. Rien que pour ça...

Sinon, j’ai encore reçu moult présents amplement mérités. Parmi eux, j’ai été particulièrement touchée par un petit livre appelé « Le petit livre à offrir à sa maîtresse d’école (ou à son maître) pour lui dire qu’on l’aime, qu’on l’adore et qu’on ne l’oubliera jamais ». Rien que ça ! Il est bourré de choses marrantes, intéressantes, émouvantes (les pages personnalisées par l’élève et qui illustrent ce qu’elle pense de sa maîtresse) et, parmi tout ce qui m’a fait rigoler, je ne peux pas m’empêcher de vous donner quelques définitions enfantines :

- barasser : mettre la table. Ant. : débarasser : « Ah non !c’est pas moi qui débarrasse, j’ai déjà barassé ! »

- Belle au doigt dormant : celle qui s’est endormie le doigt avec une piqûre de quenouille.

- boule qui-est-ce : petit bouchon qui empêche d’entendre et qui oblige à poser la question « Qui est-ce ? » quand quelqu’un rentre dans la pièce, d’où le nom.

- calisson : ce qu’on enfile le matin à la place d’un chlip.

- calouilles : cailloux de plage qui piquent les pieds et ça fait mal.

- carte d’antiquité : celle qu’on sort de son portefeuille pour montrer combien on est vieux.

- cauchenoir : rêve terrorifiant qu’on fait quand il fait trop noir dans la chambre.

- chaussures à petits ponts : comme les chaussures à grands ponts de Papa, mais en petit, pour jouer au foot.

- confiture de canard : gelée de coings.

- demoiselles du bonheur : celles qui tiennent le voile de la mariée.

- deuxfini : plus grand que l’infini.

- Eddy Cassé : celui dont tout le monde veut la photo (une photo d’Eddy Cassé)

- fontainelle : petit creux mou que les bébés ont dans le crâne et par lequel ils font entrer les rêves dans leur tête, afin d’approvisionner la fontaine qui nourrira ensuite toutes les nuits à venir, avant qu’elle se referme à jamais.

- garçon-ancé : masculin de fiancée.

- genou du bras : coude (à ce propos, j’ai un élève qui avait super bien retenu une leçon puisqu’il m’a dit qu’il avait mal à l’articulation du bras !)

- Mamie Molette : le meilleur des fromages avec le Mère Dameur.

- mamillon : chérie du papillon

- œuf à la poule : œuf à la coq, en plus logique.

- osculter : ce que fait le docteur, c’est-à-dire tâter les os.

-p’tit jama : se met la nuit quand on est petit (les grands, eux, dorment en grand jama ou en fesses).

- Papa Rôti : gros monsieur qui chante fort parce qu’il s’est brûlé.

- poisson dépanné : le vrai, sans la croûte.

- propre de bains : nom qu’on devrait donner aux sales de bains si on était logique.

Et je rajoute une chose entendue dans ma classe : nous avions étudié un texte où il était question d’un carillonneur, et quand j’ai demandé aux enfants quel était le métier du personnage principal, un élève a répondu « clochard »…

Dans ce petit livre, il y a aussi un portrait chinois. Et là, j’ai eu une sueur froide parce qu’à la question « si c’était un animal », mon élève a répondu : « un éléphant ». Gloups et regloups ! (je ne suis pas si grosse que ça, quand même…) J’ai été rassurée quand j’ai lu la suite : « parce qu’elle a beaucoup de mémoire » ! Aaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhh

Et puis, pour finir, une chose qui m’a encore plus touché que le reste, peut-être : elle devait compléter la phrase « si tu devais changer de métier, je t’imaginerais bien en…. »,et elle a écrit « maman »…

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